Irrésistibles face à l'Australie, les Tricolores ont le devoir de continuer sur leur lancée à l'occasion de leurs derniers matches de l'année.
L'exercice tant redouté des barrages ne pourra pas être évité. Pour la deuxième fois de suite en éliminatoires du Mondial, l' Equipe de France devra passer par cette case si elle veut atteindre le prestigieux tournoi. Néanmoins, si, pendant longtemps, l'échéance en question était spécialement redoutée, désormais il y a comme un air d'optimisme ambiant qui règne au sein du groupe tricolore. La large victoire acquise face à l'Australie (6-0) vendredi en amical a permis aux Bleus d'emmagasiner le capital confiance dont ils avaient besoin avant ce double rendez-vous de novembre. Et mardi, face à la Finlande au Stade de France, il s'agira de l'améliorer, voire de le consolider, en livrant une nouvelle prestation haut de gamme.
Garder le même état d'esprit
Pour atténuer l'euphorie consécutive à cette belle soirée parisienne, on n'a cessé de rappeler la faible qualité de l'opposition. Parmi les observateurs, il y en a même qui voit en ce probant succès un danger, vu le risque de l'autosatisfaction qu'il peut créer à l'abord des rencontres d'un enjeu beaucoup plus important. Mais, et après toutes les difficultés traversées en cette crispante année 2013, il n'est pas interdit de savourer un minimum et ce tout en restant conscient des progrès qui restent à faire. C'est la posture qu'a d'ailleurs préféré empruntée Didier Deschamps. ' On a marqué six buts contre l'Australie. Le Brésil l'avait fait aussi, mais je préfère retenir que ça vient de nous, a-t-il déclaré. On a eu d'autres occasions aussi. Je préfère retenir le côté positif de notre jeu et la performance collective de mon équipe '. Le sélectionneur n'a pas omis, non plus, de préciser que cela fait deux fois de suite que l'équipe marque 4 buts en une mi-temps. ' Si on prend cette habitude, on ne va pas s'en plaindre ' en rigole-t-il.
Le souci, si on peut le considérer comme tel, c'est que les Bleus ne vont pas rencontrer l'Australie à chaque match. On peut même penser que la Finlande qu'ils défient la semaine prochaine sera un adversaire plus coriace. Ca ne sera cependant pas plus mal à l'heure où il est question de bien se tester et préparer de la meilleure des manières les barrages. ' Il faut continuer et ne pas se gargariser ' a reconnu l'attaquant Olivier Giroud. Même son de cloche chez Eric Abidal, qui, avec l'expérience qui le caractérise, s'est attelé à garder tout le monde sous pression : ' Les barrages, ça va être compliqué ' a-t-il lancé en conférence de presse samedi. Compliqué et stressant. Le souvenir de ce double choc contre l'Eire est encore dans toutes les mémoires et on en tremble rien qu'en y pensant.
Mais, il n'y a pas lieu de s'en inquiéter plus qu'il n'en faut. Même si sa position au classement FIFA ne le démontre pas forcément, l'Equipe de France a quand même les armes pour franchir cet écueil sans trop de problèmes. Le tout est de continuer à travailler, tout en préservant tout ce qui a si bien marché face à l'Australie. A commencer par le onze peut-être. ' Ils mériteraient de rejouer ' avait lâché Deschamps vendredi. Au-delà du domaine technico-tactique, si cher au sélectionneur, il s'agira également et en premier lieu de sauvegarder le même état d'esprit. Ca minimise les risques d'une rechute et ça permet d'avoir une belle base pour le futur. Aux Tricolores désormais de jouer et surtout ne pas décevoir.